samedi 17 mars 2012

Col du Tour Noir 3535m


Avec André
Partis pour faire les 3 cols, nous avons été surpris par le mauvais temps.
Des Grands Montets, nous skions les pentes qui longent le glacier des Rognons.
Le glacier d'Argentière est bien bouché, et la progression facile. Nos sacs à dos se font cependant sentir, puisque nous avions prévu une autonomie de 3 jours.
Au refuge d'Argentière, qui vient d'être ouvert, nous déposons nos sacs à dos et entamons l'ascension du col du Tour noir. Le soleil déclinant derrière les faces nord gigantesque des Courtes, Droites et autres, la descente du glacier des Améthystes est splendide !
Après une nuit d'espoir au refuge (le mauvais temps, imprévu et annoncé tardivement), nous hésitons à faire l'ascension du col du Chardonnet. Mais le manque de visibilité sur le glacier d'Argentière nous pousse à la prudence. Remontée du glacier des Rognons par le couloir Couturier, très raide, physique et technique. Nous regagnons enfin les pistes d'Argentière sur lesquelles nous nous éclatons, avec toutefois un petit sentiment de frustration. Les trois cols, ce sera pour une autre fois...







lundi 22 août 2011

La Dent du Géant - 4013m

Avec Jean-Paul et André

En partant de la Palud (Italie), nous montons au refuge Torino, puis marchons jusqu'au col de Rochefort où nous installons notre bivouak. Il est 15h, lorsque nous décidons de faire l'ascension de la Dent du Géant, et de réserver la traversée de l'arête de Rochefort au lendemain.
L'escalade de la Dent est grandiose et vertigineuse, mais le soleil se couche et nous redescendons l'immense pierrier instable de nuit, ce qui n'est pas une partie de plaisir.
Le lendemain matin, nous partons pour l'arête de Rochefort. Un peu plus haut que le fameux gendarme, un énorme craquement nous fait sursauter : Un bloc immense de roche vient de se décrocher, et une bonne partie file droit sur nous. Nous nous précipitons à l'abri de rochers, nous avons à peine le temps de nous réfugier. Les cailloux sifflent autour et au-dessus de nous. Nous avons eu une belle frayeur, mais tout le monde est ok.
Alors que nous reprenons nos esprit, un deuxième craquement se fait entendre. Un deuxième éboulement ! A nouveau nous nous réfugions, priant pour que tout le monde s'en sorte indemne. Cette fois, nous avons compris. Sans plus attendre, toutes les cordées engagées font  demi-tour sans trainer.
L'arête de Rochefort, ce sera pour une prochaine fois...

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